En accomplissant pleinement sa révolution digitale, l’Afrique a tous les atouts pour devenir la nouvelle puissance économique

Communiqué de presse

Neuilly-sur-Seine, le 8 décembre 2016

D’après l’étude « Disrupting Africa: riding the wave of the digital revolution » réalisée par le cabinet d’audit et de conseil PwC, la révolution digitale, incarnée aujourd’hui en Afrique à travers 6 technologies – Big data, blockchain, drones, Fintech, énergies renouvelables et objets connectés (IoT) devrait permettre au continent de devenir la prochaine puissance économique du 21ème siècle. Le développement économique de l’Afrique  s’accompagnera d’une explosion démographique attendue à l’horizon 2100, de l’extension de l’urbanisation, ainsi que de l’émergence de nouveaux modèles économiques et sociaux directement liés aux nouvelles technologies. Sans héritage économique marqué, le continent africain a désormais toutes les cartes en main pour saisir les opportunités offertes par le virage digital et ainsi dépasser les économies développées dans de nombreux domaines : de l’énergie aux télécommunications en passant par les services financiers.

L’Afrique, poumon de la croissance économique mondiale à l’horizon 2100

L'accélération de la demande des consommateurs africains, le phénomène d’urbanisation, la révolution énergétique sont autant de facteurs qui poussent les entreprises nationales mais aussi internationales à se positionner sur les marchés africains. 

D’ici 2050, 50% de la croissance démographique mondiale devrait venir d’Afrique, tandis que sa classe moyenne sera celle qui augmentera le plus rapidement – on dénombre déjà 350 millions d’Africains qui forment aujourd’hui la classe moyenne. Bénéficiant d’une main d’œuvre de plus en plus nombreuse, le continent africain est appelé à devenir le 1er producteur industriel mondial d’ici 2050. Cependant, cet objectif ne pourra être atteint que si les acteurs économiques et politiques se saisissent pleinement des opportunités offertes par les nouvelles technologies. 

Pour 75% des 153 dirigeants d’entreprise africains ayant participé au 19ème baromètre PwC sur l’opinion des CEO[1], la technologie est l’un des 3 facteurs clés qui transformeront les attentes des clients, des collaborateurs, des pouvoirs publics… vis-à-vis de l’entreprise au cours des 5 prochaines années.

Si aujourd’hui de nombreux secteurs d’activité – énergie, télécommunications, services financiers – sont en phase d’ascension économique, c’est avant tout parce que les entreprises africaines sont libres de développer des business modèles innovants et singuliers basés sur le digital. Ceux-ci correspondent aux besoins croissants des populations et s’affranchissent des règles prédéfinies par les économies développées.

 

[1] PwC 19th Annual Global CEO Survey, janvier 2016 

« A l'heure de la mondialisation, il est indispensable de considérer l’Afrique comme le continent d’avenir, sans sous-estimer la diversité économique et démographique des pays qui le composent. En effet, les modèles économiques occidentaux ne peuvent pas être adaptés tels quels en Afrique, au contraire ceux-ci demandent d’être pensés et élaborés en fonction des spécificités de chaque marché local. La révolution digitale va impulser les prochaines transformations dans tous les secteurs de l’économie, de l’énergie à la santé en passant par l’éducation et l’emploi. La force de nos nouveaux marchés réside dans notre capacité à opérer des changements plus rapidement que ceux que l’Europe ou l’Amérique du Nord sont en train d’opérer. »

Selon Noel Albertus, Directeur général de PwC Advisory Maghreb et Afrique francophone

La révolution digitale doit accorder la priorité à six chantiers de développement majeurs en Afrique

Au-delà de la conquête de nouveaux marchés, la révolution digitale devrait permettre au continent africain de poursuivre six chantiers prioritaires de développement :

1.       La création de structures privées ou publiques plus efficaces grâce à la récolte et l’analyse de données, mais aussi au développement de nouveaux modes de travail collaboratifs et virtuels. A l’heure où moins de 30% des Africains ont accès au réseau de téléphonie mobile (contre 43% en Asie) et seuls 15% d’entre eux possèdent un accès Internet à leur domicile, la connectivité est un enjeu central pour permettre à de nouveaux systèmes de se développer, tels que le smartfarming. Par exemple, le leader Acre Africa utilise le big data pour développer des solutions de surveillance en temps réel visant à réduire les risques d’aléa climatique. Elle teste actuellement une nouvelle solution de puces électroniques intégrées à chaque plant de culture qui permet d’améliorer les prévisions de rendement en temps réel.

 

2.       La lutte contre la corruption et le renforcement de la confiance dans les institutions publiques est une nécessité pour assurer un développement économique et social pérenne et stable. Cet objectif devra s’appuyer sur la tenue de registres des dépenses publiques, notamment grâce à la technologie blockchain, laquelle permettra de sécuriser ces données et de lutter ainsi contre d’éventuelles fraudes. Aujourd’hui, la blockchain est déjà utilisée pour améliorer la traçabilité dans le commerce des diamants. L’entreprise britannique Everledger a développé, par exemple, une solution qui combine toutes les données récoltées auprès des sociétés d’assurance, des agences publiques et des maisons de certification dans un seul et même registre infalsifiable.

 

3.       L’introduction des entreprises africaines sur les marchés économiques dits « dématérialisés », tels que le e-commerce ou l’économie de services, encore peu développés sur le continent africain. Si l’économie collaborative commence à apparaître avec les géants Uber et Airbnb, le e-commerce peine encore à se développer en raison d’une concurrence asiatique et américaine féroce, mais aussi de la prédominance des risques de cyber-fraudes. Au Nigeria, le gouvernement estime pourtant que le secteur devrait croître de 10 milliards de dollars au cours de 10 prochaines années pour atteindre les 300 000 commandes par jour. Les FinTech spécialisées dans le m-paiement (paiement mobile) auront un rôle clé à jouer.

 

4.       Le renforcement de l’accès aux soins grâce à une meilleure prévention des crises sanitaires – par exemple, le déploiement d’un système de surveillance par drones des zones épidémiques –, et à une meilleure diffusion des soins de première nécessité. Le digital doit permette de réduire considérablement les coûts pour les patients et ainsi démocratiser le système de santé. Par exemple, le gouvernement rwandais vient d’autoriser l’usage de drones pour livrer des poches de sang pour permettre des transfusions dans les zones difficilement accessibles voire inaccessibles via les infrastructures routières.

 

5.       La promotion de l’éducation, de la formation et de l’emploi grâce à la création d’infrastructures adaptées, comme des hubs d'innovation pour accompagner les entreprises africaines dans leur croissance. De Cap Town à « Silicon Savannah » au Kenya, plus de 100 hubs ont déjà été créés en 10 ans. Il leur manque pourtant souvent les infrastructures (internet, transport, énergie), l’expertise technique et un soutien financier, public ou privé, pour exprimer pleinement leur compétences.

 

6.       Promouvoir le secteur tertiaire dans les économies nationales grâce au déploiement d’infrastructures réseaux et à une meilleure couverture mobile. Aussi, les acteurs des secteurs de la banque et des télécommunications sont amenés à conquérir de nouveaux marchés et à rallier de nouveaux clients. Parmi les réussites africaines, la plateforme de paiements M-PESA au Kenya, a permis aux Kenyans d’avoir accès plus facilement au crédit et à d'autres services, comme l'électricité et l'achat de biens.

« La population du continent africain va être multipliée par deux d’ici la moitié du 21ème siècle, ce qui impliquera l’émergence d’une classe moyenne et de nouveaux consommateurs à satisfaire. S’il y a une attente forte de la part des entreprises africaines pour répondre à ces nouveaux besoins, la balle est aussi dans le camp des Etats africains qui doivent mettre en œuvre des grands projets d’infrastructures comme des voies d’accès, des réseaux électrifiés et énergétiques, des aéroports, etc. pour accompagner ce développement. »

Selon Noel Albertus

L’électrification de l’Afrique : un exemple de changement de paradigme économique

Les nouvelles technologies doivent être totalement intégrées aux infrastructures qui sont actuellement en construction. C’est le cas des réseaux électriques qui forment un terrain d’expérimentation et d’innovation sans précédent en Afrique.

En 2015, l’Agence internationale de l’énergie estimait que 634 millions d’Africains étaient privés d’électricité. La solution pour y remédier réside  dans le développement des énergies renouvelables via le soutien du secteur privé comme du secteur public.

Le digital doit permettre d’accompagner le changement de modèle énergétique africain en alimentant la recherche et le développement des énergies renouvelables, notamment le solaire qui permet de générer de l’énergie là où les particuliers ou les entreprises n’ont pas accès au réseau national.

Mobisol est l’un des nombreux exemples d’entreprises qui fournissent des solutions d’énergie solaire individuelles destinées aux particuliers et petits commerçants en Afrique. Son business modèle innovant basé sur un modèle de paiement mensuel via une application mobile lui permet d’adresser les besoins énergétiques de tous les ménages africains, même les plus démunis.

« Si, en zones urbaines, les grands réseaux centralisés devraient continuer à se développer en Afrique, on estime que seuls 30% des besoins en zone rurale pourraient, à moyen terme, trouver une réponse via l’extension de ces réseaux traditionnels. Les autres seront satisfaits par les solutions mini-grids ou off-grid que les progrès technologiques récents ont rendu possibles. Ce changement de paradigme va donner à l’Afrique un leadership mondial en matière d’énergie solaire et devrait permettre l’émergence de leaders africains de l’énergie renouvelable dans un secteur qui est aujourd’hui encore très fragmenté. »

Selon Philippe Bozier, directeur énergie et infrastructures PwC en Afrique francophone

 

 

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