67 % des Directeurs financiers au Maroc veulent être acteurs du développement et de la transformation de leur entreprise en 2016

Communiqué de presse

Casablanca, 26 mai 2016

L’étude « Enjeux stratégiques et priorités 2016 du Directeur financier au Maroc », réalisée par PwC, révèle que le Directeur financier est de plus en plus un acteur clé du dispositif de transformation de son entreprise.

Parallèlement à une stratégie d’expansion internationale à laquelle contribue pleinement le Directeur financier, gestion de la trésorerie, suivi des performances et maîtrise des coûts apparaissent comme des enjeux classiques de la fonction pour 2016

Mais le Directeur financier doit également faire face à de nouveaux enjeux et opportunités tels que la cybercriminalité, le digital, ou le Big Data

 

Le Directeur financier, vers un rôle de business partner

En 2016, les Directeurs financiers souhaitent de plus en plus contribuer à la croissance de leurs entreprises. En effet, 72% des Directeurs financiers interrogés au Maroc veulent être partie prenante dans la prise de décision au niveau du Top Management de leurs entreprises et 67% estiment que l’axe principal d’évolution de leur rôle en 2016 sera de se positionner en tant qu’acteur de la stratégie de croissance de leur entreprise. Cette stratégie de croissance est majoritairement orientée vers l’expansion en Afrique, surtout en Afrique francophone.
Support au déploiement de la stratégie d’expansion, garantie de la rentabilité sont autant d’apports du Directeur financier dans la mise en œuvre de cette stratégie.

« Malgré une stratégie de croissance majoritairement tournée vers l’expansion en Afrique, la première priorité des Directeurs financiers demeure, dans beaucoup de secteurs d’activité, l’optimisation de la trésorerie, la simplification et la réduction des coûts, la fiabilisation et la gestion des données »

explique Leila Sijelmassi, Associée chez PwC Maroc.

En effet, 64% des Directeurs financiers répondants placent l’optimisation de la trésorerie et du besoin en fonds de roulement (BFR) à la tête des priorités de la fonction finance pour 2016. Aussi, pour répondre à leur souci croissant de simplification et de réduction des coûts, les Directeurs financiers envisagent pour 2016 une réorganisation de leurs activités et de leurs processus. 56% des répondants considèrent la « Réorganisation des activités/processus » comme le chantier prioritaire pour 2016 au sein de la fonction Finance. Parmi les sujets évoqués par les Directeurs financiers, on retrouve les centres de services partagés (CSP) et les sujets de « Lean Management ».
« […] D’autres leviers existent également, telle que la simplification de l’organisation (réduction des strates hiérarchiques) et la standardisation des processus les plus consommateurs de charges (« Lean management »). Autant de chantiers qui concourent sans aucun doute à la mise sous contrôle des charges permettant ainsi de renforcer la résilience d’une organisation et de rendre la croissance d’une entreprise rentable et pérenne. Sans conteste, le Directeur financier de par ses responsabilités, peut être le coordinateur de ces actions et ainsi mesurer leurs effets dans le temps » analyse Gaël Duyck, Directeur en charge de l’offre optimisation des coûts chez PwC Advisory au Maroc.

Le Directeur financier, en optimisant les coûts et les processus, garantit le pilotage de la performance de son entreprise.
Réda Loumany, Associé PwC Advisory au Maroc, souligne que le pilotage axé sur la performance des opérations devient un élément différenciant pour l’entreprise, car lui permet de gagner en réactivité et surtout d’activer les bons leviers pour améliorer sa performance. Cela passe par une mise à niveau des systèmes d’informations pour 76% des Directeurs financiers interrogés. Par ailleurs, 40% d’entre eux souhaitent fiabiliser leurs données en 2016.

Dans un environnement en cours de stabilisation, des challenges persistent pour les Directeurs financiers

La question du financement est au cœur des challenges que doivent relever les directions financières marocaines et qui sont donc parmi leurs princiales priorités. En effet, 42% des Directeurs financiers interrogés donnent la priorité à l’accès au financement. Pour faire face à cette problématique du financement, les directions financières marocaines  se tournent vers la sécurisation des flux et vers l’optimisation du cash disponible. Ainsi, 66% des Directeurs financiers interrogés estiment que la sécurisation des flux et le contrôle interne des activités sont un enjeu majeur du département trésorerie en 2016, et 76% d’entre eux placent le cash management comme axe principal de gestion du risque de liquidité en 2016.
Face à la stratégie d’expansion à l’international qu’adoptent 58% des entreprises marocaines, la maîtrise du risque de change demeure une priorité absolue comme l’explique Tom Cools, Directeur en charge l’offre finance et trésorerie chez PwC Advisory au Maroc : 
« Parler de trésorerie, c’est également parler de différents risques - de taux, de change et des matières premières. Le risque de change est aujourd’hui un risque moins bien maitrisé, mais qui deviendra un risque impactant pour beaucoup d’entreprises marocaines. Leur stratégie de croissance s’ouvrant davantage à l’Afrique, il faudra gérer de plus en plus de flux en devises, parfois non convertibles. Il faudra donc avoir des professionnels capables d’identifier ce type de risque, de le comprendre et de le maitriser. »
Parmi les challenges des Directeurs financiers, figurent des problématiques non financières telles que la dimension RH qui est au cœur de la transformation des directions financières marocaines. La gestion des talents constitue un défi pour les directions financières marocaines dont 39% la placent à la tête de leurs priorités 2016. 

« Pour le succès de tels projets de transformation, il est primordial que les collaborateurs maitrisent le contexte, les processus, les traitements et les contraintes, mais il est également nécessaire qu’ils soient engagés. Il est donc essentiel de parvenir à susciter l’intérêt et l’adhésion des collaborateurs au cycle d’amélioration continue. »

Selon Pascal Corcos, Associé chez PwC France

De nouveaux sujets émergent autour de la digitalisation, de la cybercriminalité et de la gestion des données

La cybercriminalité apparait incontestablement comme un risque émergent dont les Directeurs financiers prennent de plus en plus conscience. Aujourd’hui, toutes les industries sont exposées au risque de cybercriminalité, y compris celles qui se considéraient comme des cibles improbables par le passé. Plus de la moitié des entreprises en Afrique déclarent être victime de cybercriminalité en 2016 et 34% prévoient de mettre en place des actions de prévention contre la cybercriminalité. 
La question de la gestion des données « Big Data » est au cœur des préoccupations du Directeur financier en 2016. En effet, les volumes croissants de données sont perçus par 46 % des directions financières interrogées par PwC comme une menace. Toutefois, le « Big Data » peut constituer une opportunité à saisir. En effet, selon Loïc Mesnage, Associé Pwc Advisory France : « Une gestion optimale des données permettrait aux directions financières de gagner en qualité, en rapidité (ex. clôtures périodiques), en vue prospective (meilleures simulations des revenus, coûts, etc.). » 
Ainsi, pour mieux répondre à l’augmentation du volume de données, ¾ des directions financières marocaines envisagent la mise à niveau des systèmes d’information comme une priorité, de façon à ce qu’une gestion optimisée de la donnée et du « Big Data » fasse gagner les directions financières marocaines en qualité et en rapidité, et permette ainsi aux entreprises une prise de décision plus efficace.
Enfin, lorsque 46% des entreprises françaises considèrent l’accompagnement de la transformation digitale comme thème prioritaire de la fonction Finance en 2016, les Directeurs financiers marocains réalisent l’enjeu de la digitalisation, 14% en font un chantier prioritaire en 2016.

Méthodologie

L’étude « Enjeux stratégiques et priorités 2016 du Directeur financier au Maroc » s’appuie sur les résultats d’une enquête menée du 4 janvier au 8 avril 2016 sur la base d’un questionnaire diffusé en ligne. 56 Directeurs financiers ont répondu à l’enquête en ligne et 6 Directeurs financiers de grandes entreprises publiques et privées marocaines ont fourni leurs témoignages grâce à des interviews physiques organisées par PwC. Parmi les répondants, 6% sont issus d’une entreprise réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 10 millions de dirhams (« PME »), 8% d’une entreprise dont le chiffre d’affaires est compris entre 10 millions et 100 millions de dirhams (« ETI ») et 88% font partie d’une entreprise dont le chiffre d’affaires dépasse les 100 millions de dirhams (« Grande entreprise »).

A propos de PwC au Maroc

PwC développe au Maroc des missions d’audit, d’expertise comptable, de conseil pour des entreprises de toutes tailles, privilégiant des approches sectorielles et assurant confiance et valeur ajoutée pour ses clients et l’ensemble des parties prenantes.
Dans le monde, plus de 208 000 personnes travaillent en réseau dans 157 pays, partageant points de vue, expériences et solutions pour proposer des perspectives innovantes et des conseils adaptés à chaque problématique.
Au Maroc, PwC développe cette approche, à travers trois entités juridiques, membres du réseau international PwC:

  • PwC Maroc (Audit, Expertise Comptable et Conseil Fiscal)
  • PwC Advisory (Stratégie et Consulting, Fusions et Acquisitions et Conseil Juridique)
  • PwC Casanearshore

PwC Maroc, PwC Advisory et PwC Casanearshore travaillent en étroite collaboration avec l’ensemble des autres entités membres du réseau international PwC. Elles peuvent ainsi faire bénéficier leurs clients, au Maroc, des expertises techniques et sectorielles de l’ensemble du réseau et apporter ainsi des prestations à haute valeur ajoutée.
PwC au Maroc rassemble aujourd'hui 10 Associés et plus de 250 collaborateurs, au sein de trois bureaux à Casablanca. Ceci lui permet d’offrir à ses clients, depuis Casablanca, une réactivité, une proximité et une connaissance accrue du tissu économique local.

En Afrique, nous sommes présents dans 34 pays et avons une équipe composée de plus de 9000 collaborateurs. Les entités des pays francophones d’Afrique regroupent à elles seules 1000 collaborateurs répartis dans 23 pays.

PwC renforce son activité de conseil au Maghreb et en Afrique francophone et obtient le statut de « Casablanca Finance City »

En 2014, PwC annonce la création d’un hub Afrique basé à Casablanca et obtient le statut de « Casablanca Finance City », « un label destiné à reconnaître et aider les entreprises ayant un véritable plan de développement sur le continent » déclare Noël Albertus, Directeur Général de PwC Advisory Maghreb et Afrique francophone.
En 2015, PwC lance la marque Strategy & (anciennement Booz & Co) au sein du Hub Afrique, qui marque la volonté du cabinet de renforcer son activité de Conseil en Stratégie au Maghreb et en Afrique francophone dans les secteurs privés et publics.
 « PwC » fait référence au réseau PwC et/ou à une ou plusieurs de ses entités membres, dont chacune constitue une entité juridique distincte. Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site www.pwc.com/structure

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Zineb Hajji

Chargée de communication, PwC Morocco

Tel : +212 5 22 99 98 87

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